LE FESTIVAL INTERFERENCE BAT SON PLEIN !

La première semaine du festival se termine. Les habitants des quartiers de Niaye Thioker, Médina, Gueule Tapée, Grand Dakar et Fass ont procédé au Set Setal. Les artistes ont embelli les murs et pour clôturer chaque action, des spectacles de mode, danse, musique, théâtre ou projections vidéos ont été offerts dans les quartiers.

« La rue est à la mode », sur le canal de la Gueule Tapée a permis à 6 stylistes de présenter leur collection (SRK //BE STREET – BULL DOFF – SIGIL – JAH GAAL – TUKKI – BY HUBERT) avec des mannequins amateurs de Dakar. Suivi d’un concert de Daara-J Family qui a enflammé la Gueule Tapée !

« Le Showcase des enfants » à l’Empire des enfants le mercredi 16 mai a été un moment dédié aux plus jeunes. Exposition de leurs oeuvres puis spectacle des enfants avec du théâtre, de la danse, du cirque et de la musique étaient au programme.

Le jeudi soir, « L’Open Space 1 » aux Petites Pierres a commencé à se relooker ! Des artistes ont investi les murs pour une inauguration de la maison le jeudi suivant ! Merci à Fifty Fifty, Birame Ndiaye, Amadou Tounkara, Aladji Koné, WYBK, Seydou Diedhiou, Alexandre Keto, Piniang, Ada Rapid et l’Atlas.

Le lendemain, le rendez-vous était donné aux jardins de Ouagou Niaye à Grand Dakar pour une soirée arts de la parole « Grand Dakar Agora » avec notamment Moctar Dada, Alibeta et le collectif Yamb Yi, Babacar Mbaye Ndaak, Vendredi Slam et On a slamé sur la lune.

Pour finir la semaine, le festival Interference s’est rendu à Fass pour une soirée « Afropop performances » avec la danse Afropop d’Afreekanam.

Rendez-vous jeudi 24 mai à l’espace des Petites Pierres pour un jeudi dj « Inauguration de la maison » et clôture du festival !

A très vite sur http://festivalinterference.wordpress.com/

FESTIVAL INTERFÉRENCE // 1ÈRE ÉDITION

ÉDITO

« Interférence », 1er festival de performance à Dakar, est un cadre de rencontre, de création et d’actions artistiques voué à réinvestir l’espace du quotidien et à décloisonner les espaces traditionnellement dédiés à l’art. Avec une programmation pluridisciplinaire associant arts visuels, mode, danse, musique, théâtre et arts de la parole, le festival a pour objet d’investir artistiquement l’espace public de la ville de Dakar (Médina, Gueule tapée, Fass, Grand Dakar, Niaye thioker, Ouakam…) à travers une large implication des artistes et habitants de ces quartiers. 
Au confluent de l’art de la performance et du street art, « Interférence » porte une vision, un projet artistique : c’est un art désacralisé où l’on n’encense ni l’œuvre, ni l’artiste, mais l’acte, le processus, le « flux ». C’est un art désintéressé, qui s’offre au public et se partage ; c’est un art qui cherche à décaler, déplacer, détourner, déconstruire, décloisonner, déstabiliser les perceptions du réel, provoquer des interrogations et bousculer les évidences, pour susciter un nouveau regard.

En contribuant à démocratiser la programmation de la Biennale de Dak’Art, le festival «  Interférence » constitue une expérience à la fois artistique, humaine et sociale, qui participera à faire de cette période dédiée aux arts, une fête pour la créativité à travers toute la ville, hors les murs, hors cadre.

SET SEETU

S’il existe au Sénégal une dynamique à même de rassembler les habitants des quartiers dans une perspective commune, participative et constructive, il s’agit du mouvement “SET SETAL” : sous ce mot d’ordre, les dakarois, jeunes, artistes, femmes, habitants de tous les quartiers, ont à plusieurs reprises montré le meilleur d’eux-mêmes dans la gestion directe de leur environnement, son assainissement, sa sécurité, mais aussi son “embellissement”, affichant la réappropriation symbolique de l’espace public par ses usagers.

En s’appuyant sur les rouages de cette dynamique culturelle et sociale, le festival Interférence propose le concept “SET SEETU” qui signifie littéralement : « la propreté, un miroir » et par extension :« mon quartier, mon reflet ». Sous cet appel, le festival Interférence s’est positionné pour interagir avec les populations des quartiers et développer des actions artistiques sous la forme de performances qui intègrent une dimension environnementale (collecte, tri, recyclage des déchets), sociale (implication de toutes les composantes du quartier, festivités) et symbolique (badigeonnage puis embellissement de l’espace avec des fresques, sculptures, installations).

Pour connaitre toute la programmation du festival : http://festivalinterference.wordpress.com/

Direction et direction artistique : Les Petites Pierres

ADA, magicien de la couleur

Magicien de la couleur, Ada instille ses images, ses formes, ses symboles, qui s’ils prennent leur source dans l’univers urbain de la décoration de cars rapides de Dakar, évoquent le monde enchanté de l’enfance.

Son travail est une ode à la symbolique urbaine, creuset de la culture populaire, au confluent de la brousse et de l’impétueuse modernité des rues de Dakar.

Formé dès son plus jeune âge au métier de décorateur de « cars rapide », Ada perpétue un savoir-faire qui tend à disparaitre puisque les fameux « cars rapides », ces transports en communs qui sillonnent la ville, sont aujourd’hui voués à la casse. Il contribue ainsi à la valorisation de ce précieux patrimoine qui synthétise toute la richesse de l’iconographie dakaroise.

Ada donne une nouvelle vie à tout ce qu’il touche, habillant son univers aux couleurs de l’arc en ciel.

Partout où il pose son regard enchanteur se dégage un vent de gaité et d’optimisme : un message qu’il propose au monde, un langage fait de formes et de couleurs, qui donne à sa démarche une portée universelle.

AMADOU TOUNKARA – Dakar -Tokyo – Dakar

Né en 1973 à Dakar, vit et travaille à Tokyo (Japon). Après un détour par la faculté de droit de Dakar, il s’oriente vers les beaux-arts et sort diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Dakar en 1998. Sa formation le conduit ensuite à Tokyo où il suit successivement des cours de Peinture Japonaise, puis de Design Grahique et enfin d’impression digitale textile.
L’artiste a consacré une part importante de ses activités à la teinture sur tissus (Batik) mais c’est son travail de peintre qu’il expose à l’Espace Les Petites Pierres. Toutes les influences qui sont les siennes s’y ressentent dans un artifice de couleurs qui ne masque pourtant pas la délicatesse de son travail et sa maturité.

       http://www.tounka.com/en/index.html